domingo, 18 de enero de 2009

Esplendor de Versalles (16)

La ópera francesa en puertas del Romanticismo
CD 16: L'OPÉRA FRANÇAIS AUX PORTES DU ROMANTISME

1. Antonio Sacchini (1730-1786): Obertura de Dardanus
2. Rodolphe Kreutzer (1766-1831): "L'aurore a dissipé les ombres" de La Mort d'Abel
3. Pierre-Alexandre Monsigny (1729-1817): "Il m'eut été si doux de t'embrasser" de Le Déserteur
4. Jean-François Lesueur (1760-1837): "Dans ce péril certain" de La Caverne
5. Françóis-Joseph Gossec (1734-1829): Suite de Sabinus:
I. Tambourin
II. Air des vieillards
III. Air en passacaille
IV. Gigue pour les enfants

6. François-André Danican Philidor (1726-1795): "Transports, tourments jaloux" de Ernelinde princesse de Norvège

Pierre Yves Pruvot, barítono
Les Agrémens.
Director: Guy van Waas

André Ernest Modeste Grétry (1741-1813):
7. Obertura de Le Huron
8. "Comme un éclair" de La Fausse Magie
9. "Ô douce nuit, sous ton ombre paisible" de L'Amant jaloux

Isabelle Poulenard, soprano
Les Paladins
Director: Jérôme Correas
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MBF/CHATEAU DE VERSAILLES (Diverdi) [62'35'']
Grabación: 2007 (en vivo, en La Real Capilla; Grétry en el Teatro Montansier)


Interesantísimo ejemplar dedicado a la ópera francesa de finales del XVIII, con arias de obras casi por entero desconocidas. La selección ha reunido piezas trágicas, derivadas indudablemente de la tradición gluckista (Kreutzer, Monsigny, Lesueur), aunque no faltan elementos italianos, y la opéra comique (género que también cultivó Gluck), representada por Gossec, Philidor o Grétry. El disco sale de dos recitales distintos (el segundo de los cuales no se celebró exactamente en el Palacio de Versalles, sino en la población cercana): del primero admira sobre todo el sonido magníficamente empastado y profundo de la cuerda de Les Agrémens (no deberían de ser muchos, pero suenan como si lo fueran, sobre todo en los acompañamientos a las arias de Kreutzer y Monsigny); del segundo, el buen estado de Isabelle Poulenard, toda una veterana.


Kreutzer: "L'aurore a dissipé les ombres" de La Mort d'Abel. Pierre-Yves Pruvot. Les Agrémens. Guy van Waas

Adán
L'aurore a dissipé les ombres des campagnes,
Elle rougit déjà le sommet des montagnes.
Un doux zéphyr se lève ; il m'annonce le jour,
Et Dieu jette un regard sur cet heureux séjour.
Ces rochers imposants, ces masses de verdure,
Ces arbrisseuax en fleurs, cette onde qui murmure,
Tout ravit, tout enchante et porte dans nos sens
des plaisirs toujours purs, et toujours renaissants.

Charmant séjour, lieu solitaire,
Des campagnes d'Eden vous avez les douceurs :
J'y devrais être heureux mais, hélas !
Je suis père !
Et c'est un fils qui fait couleur mes pleurs.
Ô mes enfants ! Un père trop coupable,
Appesantit sur vous la main de l'Éternel.
Ah ! J'en suis trop puni, je suis trop misérable,
Puisque mon fils Caïn n'aime pas mon Abel.

Dieu puissant, source de lumière,
Fais qu'à mes sens le calme soit rendu :
Fais qu'un frère en ce jour veuille embrasse un frère,
Et des plaisirs du ciel, je n'aurai rien perdu.

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